La course de Pikes Peak à la loupe







La course de Pikes Peak à la loupe
La course de Pikes Peak à la loupe. (c) : DR

La Course de Cote de Pikes Peak à la loupe

Avant d’être une des course les plus dangereuses au monde, Pikes Peak est avant tout une montagne. Un mont découvert en 1806 par le lieutenant Zébulon Pike qui lui a donné son nom. Un pic qui culmine à 4301 mètres d’altitude détectable jusqu’à 170 kilomètres de distance.

Cent ans après sa découverte, le mont est utilisé comme moyen de tourisme, pour valoriser la culture du Colorado et la toute nouvelle industrie de l’automobile. Dans la foulée, la première course de cote des USA est organisée autour du mont Pikes Peak.  Pendant de longues années, la Course de Cote de Pikes Peak était célèbre pour son revêtement atypique.

Courue pour la première fois en 1916 elle est remportée par Real Let. Au volant de sa Romano Spéciale, il réalise un temps de 20 minutes et 55 secondes. Véritable piste en terre géante, la montée s’est modernisée au fil des années. 100% terre puis 50% terre, 50% asphalte la route vers le mont Pikes Peak s’est développée. Elle est aujourd’hui recouverte à 100% de goudron.

Pikes Peak et les années terre

De 1916 à 2012, les 19 km de Pikes Peak étaient une véritable course de glisse au bord du précipice. Michèle Mouton est la première Française à se mettre en évidence sur ce parcours plus qu’exigent. Au volant de son Audi Quattro, elle a comme à son habitude survolé la compétition. Elle s’impose une première fois dans sa catégorie en 1984 avant de remporter la victoire en 1985 et signe un nouveau record en 11′ 25″39 (et une polémique concernant un excès de vitesse). Les quatre roues motrices prennent alors le pouvoir.

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S’en suivent des années de dominations Audi (Bobby Unser, Walter Röhrl) puis Peugeot et sa 405 T16 avec la célèbre main du grand Ari Vantanen essayant de se protéger du soleil dans le film Climb Dance. Un film primé au Festival de Chamonix qui fait rentrer définitivement Pikes Peak dans la légende en Europe et plus particulièrement en France. De quoi créer des vocations chez de jeunes français comme Sébastien Loeb ou Romain Dumas. On est alors en 1988.

La course de Pikes Peak à la loupe
Ari Vatanen et la Peugeot 405 T16 ont écrit, pour beaucoup, la plus belle page de Pike Peak. (c) : DR

Bonjour le macadam !

A partir de 2012, les 156 virages sont entièrement goudronnés. Le profil de l’épreuve est désormais totalement modifié et ne rend plus les temps comparables à ceux des années précédentes où la course n’était pas entièrement sur bitume. La piste n’en demeure pas moins poussiéreuse et glissante. Les énormes ailerons sont toujours présents et sont la marque de fabrique, la signature, l’identité visuelle des autos présentes sur « la course vers les nuages ». En effet, ces énormes ailerons positionnés à l’avant et à l’arrière, procurent de l’appui aéro-dynamique et plaquent les bolides au sol.

La première édition 100% asphalte voit, Rhys Millen battre le record du tracé en signant un chrono de 9 min 46 s 164, avec Hyundai Genesis Coupé. Pour cette première édition 100% asphalté les mauvaises conditions météo sur le haut du parcours (pluie et grêle) ont obligé les pilotes à lever le pied dans les derniers kilomètres.

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Tous juste retiré du Championnat du Monde d’Endurance et des 24 Heures du Mans, Peugeot revient en 2013 avec une monstrueuse 208 T16 (construite en un temps record) disposant d’un rapport poids/puissance de 1 ch/kg (875 ch pour 875 kg) et un pilote de légende Sébastien Loeb. Le duo fonctionne à merveille et établit le nouveau record de la monté en 08:13.878 !

Le parcours de Pikes Peak à la loupe

Pour aller vite à Pikes Peak, il faut connaitre la route par cœur, assimiler tous les virages, être capable de monter les yeux fermés. Lorsque le drapeau vert s’agite devant les concurrents le chrono n’est pas encore déclenché. Il l’est seulement lorsque le concurrent passe sous l’arche, positionnée dans le premier virage, à plus de 2 800 mètres d’altitude.

Ce premier « gauche à fond » fait entrer les pilotes dans l’enfer de Pikes Peak. Les premiers virages passés, de multiples allonges en aveugles propulsent motos et voitures à plus de 180km/h. Une fois ces allonges passées les concurrents déboulent à pleine vitesse au croisement de Glen Cove, à plus de 3 500 mètres d’altitude..

Passer Glen Cove est un premier soulagement pour les pilotes. En effet, il symbolise la mi-course. La route s’élargie au passage du croisement, idéal pour les spectateurs qui viennent chaque années en nombre ici. Glen Cove franchi, en route pour les fameuses épingles de Pikes Peak ! Après d’impressionnante allonges, les concurrents arrivent quasiment à 200 km/h dans des épingles qui sont la plupart du temps cachées derrières des virages en aveugle.

Sur 156 virages 18 sont des épingles. Des épingles qui font parties de la dernière portion de la course. Les deux derniers virages du tracés sont les plus compliqués et les plus redoutés par les pilotes. Il n’y a aucun repère végétal une fois dans la partie un paysage minéral apparait. Le dernier virage de la course est comme beaucoup d’autre rempli de bosses qui peuvent à tout moment vous envoyer dans le décor. Alors seulement on peut gouter au plaisir d’avoir vaincu le pic, à plus de 4300 mètres d’altitude.

La course de Pikes Peak à la loupe
La course de Pikes Peak à la loupe : 156 virages 18. (c) : DR

Article co-écrit par ML Passoni et JM Marcelin.

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A propos Jean-Michel Marcelin 1196 Articles

Créateur du site PILOTE-DE-COURSE.COM. Rédacteur et pilote amateur en rallye. Passionné de sport auto en général, Rallye, Formule 1, RallyCross, Rallye-Raid, Sim Racing et bien d’autres … ainsi que du spectacle et du Fun à l’américaine.

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