Homologation Civic VTI N2 Série







Homologation Civic VTI N2 Série
Homologation Civic VTI N2 Série. Crédit : DR

Homologation Civic VTI N2 Série – Question des lecteurs

Un lecteur nous pose la question suivante :

Bonjour, je possède une Honda Civic VTi homologuée en N2, FICHE FIA 5444, modèle EG6 de 1991, passeport XXXXX FFSA. Quelle démarche dois-je accomplir afin de la faire homologuer en N2S ou N2 Série ?

Réponse de la rédaction :

Afin d’homologuer une auto de la classe N2 en N2S (ou N2 Série, c’est la même chose), il suffit d’être en conformité avec le règlement N2S. C’est à dire, disposer sur l’auto d’une boite entièrement de série ainsi que de pneumatiques de série (pneus avec un marquage « E » ou « DOT » sur les flans). C’est tout. Il n’y a pas de passeport spécifique en N2S. Cette réponse ne concerne pas seulement la Honda Civic VTi N2 EG6 de 1991, mais s’applique à l’ensemble des autos éligibles en N2 Série (106, Saxo, Clio etc. …) et disposant déjà d’un passeport technique N2.

Attention, on parle bien là d’une auto déjà homologuée en N2 et disposant d’un passeport, que l’on souhaite homologuer en N2S. Si vous partez d’une auto de série, il faut bien sur suivre l’ensemble de la règlementation N2 Série et prendre rendez-vous avec un commissaire technique afin d’établir le passeport technique.

Document utile (indispensable) : 06-Règlement-Technique-N2-Série-2016

Avis de pilote avec Sébastien Ceugnet :

Afin de donner un peu plus de fond à notre réponse, nous avons contacter Sébastien Ceugnet, une références en N2 dans le sud de la France. En effet, en plus de sa pointe de vitesse incontestable et de son expérience, Sébastien a eu l’occasion de « transformer » sa Saxo VTS N2 en Saxo VTS N2S lors de deux rallyes en 2014. Il partage pour vous son expérience et nous donne son point de vu sur le sujet :

Suite à la révision de ma boite de vitesses à crabots (arbre primaire usé) et devant le peu de budget disponible à ce moment là, j’ai eu l’idée d’exploiter la réglementation en m’engageant à deux rallyes nationaux à savoir le Grasse 2014 et Le Lozère 2014, deux belles épreuves longues ou l’aspect endurance et fiablilité prennent l’ascendant sur de la perf pure, je n’aurai jamais fait un régional par exemple de peur de m’ennuyé au volant dans une montée… Que dire, pour moi c’est une excellente école comme l’était la N1 avant 2000, il faut savoir rouler propre, exploiter la trajectoire bref ne pas freiner l’auto car avec le pont long, il faut savoir faire façon karting 4 temps. Les pneus, sans l’usage de l’autobloquant, sont bien plus endurants et performants qu’on ne l’imagine. J’ai d’ailleurs roulé après en semi-slicks en N2 au Mistral en 2014 et réalisé des supers chronos avec des Toyo R888 en comparaison à des Yokohama A006t en gomme Soft. Sur la spéciale de la Cride par exemple il y avait à peine une seconde d’écart. Il faut savoir gérer leur pression à chaud mais ils sont endurants et résistants et immédiatement efficace, je me suis fait peur dans certaines mauvaises cordes au Lozère avec de grosses pierres mais c’est passé sans crever sur de longs chronos, j’étais bluffé. Ce qu’il m’a manqué au final… c’est la concurrence inexistante au début, maintenant ça va mieux et je suis admiratif du challenge d’Eric Fabre en Peugeot 206 XS (Challenge N2 Série by Rallye Académie), les perfs de Delecour ne m’ont d’ailleurs pas surpris en N2S sur terrain gras et humide. Le sport auto c’est beaucoup dans la tête et dans les bras. J’y reviendrais bien mais certains pensent que je dérange dans ma manière, à savoir modifier une soit disant top N2 en N2S. Ma Saxo n’est pas une top, je n’ai par exemple jamais eu de Proflex ou encore de jambes de forces « optimisées en carrossage » comme je le rencontre de plus en plus. Beaucoup ne prennent pas le temps et souhaite gagner de suite avec de bonnes voir de très bonnes autos mais les budgets explosent, tu les rencontres un peu au début et puis plus rien, sans parler des mauvais perdants sans esprit sportif, comme je l’entends.

Sebastien Ceugnet Saxo VTS N2
Sébastien Ceugnet à l’attaque. Crédit photo : Quentin Ribaud / superrallyman

Plus généralement, concernant l’usage des pneus semi-slicks, Sébastien Ceugnet précise :

Les pneus semi-slicks sont bien plus faciles à gérer que de vrais slicks, ils « téléphonent » beaucoup. Cette « glisse » est assimilée à un manque de grip pour beaucoup. Personnellement ce comportement ne m’a pas gêné, c’est même plus ludique et au contraire cela aide mon auto à mieux se placer et surtout à sentir ses limites plus facilement, en beaucoup moins traitre. Sur du sec tu seras derrière en chrono pur c’est sur, mais bien devant en plaisir de pilotage et que dire du rapport perf/prix… et de plus tu as un seul type de pneu, plus de casses tête sur le choix. C’est un excellent pneu pour un débutant. Quand il ira vite avec du semi-slick, ensuite il pourra passer en slick dit de compétition et non l’inverse. On a eu un aperçu des perfs de Karl Pinheiro à la finale avec une petite 106 Groupe A, lui qui roule avec du pneu de série Dunlop sur sa 206 XS N2S …

Seb Ceugnet
Seb Ceugnet. Crédit : DR

Merci beaucoup Sébastien.






A propos Jean-Michel Marcelin 1198 Articles

Créateur du site PILOTE-DE-COURSE.COM. Rédacteur et pilote amateur en rallye. Passionné de sport auto en général, Rallye, Formule 1, RallyCross, Rallye-Raid, Sim Racing et bien d’autres … ainsi que du spectacle et du Fun à l’américaine.

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